Comment investir dans la musique ?
Investir dans la musique n’est plus réservé aux maisons de disques depuis plusieurs années. Aujourd’hui, vous pouvez acheter des droits, toucher des royalties et même miser sur des catalogues accessibles en ligne. Dans cet article, on vous explique comment investir dans la musique, les opportunités à saisir, mais aussi les risques à connaître avant de vous lancer.
Dans cet article :
- Pourquoi l'industrie musicale est une classe d'actifs intéressante ?
- 4 façons d'investir dans la musique
- Les critères à prendre en compte
- Limites et pièges à éviter
- Exemple d'un investissement dans la musique
- Quelle fiscalité pour les revenus musicaux ?
Pourquoi l'industrie musicale est une classe d'actifs intéressante ?
L’industrie musicale connaît depuis quelques années un véritable renouveau ! Comment c'est possible ? 4 raisons principales expliquent ce succès.
1. Une croissance portée par le streaming
Personne n'est passé à côté : les plateformes de streaming que vous connaissez tous (Spotify, Apple Music, Deezer...) ont bouleversé le modèle économique de la musique depuis le début de la dernière décennie.
Aujourd'hui, les revenus mondiaux du streaming ont dépassé les 22 milliards de dollars sur l'année 2025, représentant plus des deux tiers du chiffre d’affaires de l’industrie musicale qui s'élève en tout à 31,7 milliards de dollars en prenant en compte les autres sources de gains que sont les droits voisins, les téléchargements et les ventes en physique (source : IFPI).
De ce fait, cette croissance régulière (que l'on peut observer sur le graphique ci-dessous) garantit une base de revenus récurrents et prévisibles pour les investisseurs !

2. Des revenus récurrents et peu volatils
La récurrence des revenus de l'industrie musicale est donc un point-clé de cette classe d'actifs : investir dans la musique, c’est miser sur des droits qui vont générer des royalties à chaque écoute, passage radio ou synchronisation (publicité, films, séries).
Car oui, une oeuvre musicale est un produit immatériel qui existe perpétuellement et peut être consommé à l'infini, à l'inverse du bien physique. Les revenus qu'elle engendre peuvent se décupler sans coûts supplémentaires.
3. Une diversification face aux marchés traditionnels
Une autre caractéristique clé de l'investissement dans la musique c'est la diversification.
Les droits musicaux ont une faible corrélation (voire nulle) avec les actions, les obligations et tous les autres produits que vous pourriez trouver en bourse.
Autrement dit, même en cas de crise boursière, crise énergétique ou n'importe quel autre type de crise, les gens continuent d'avoir des loisirs et d’écouter de la musique !
En tant qu'investisseur, cette notion est clé : elle illustre la capacité de l'industrie musicale à diversifier un portefeuille grâce à des actifs moins sensibles aux fluctuations classiques des marchés.
4. Un intérêt croissant des grands investisseurs
Vous savez ce qu'on dit de l'investissement : il faut regarder là où les capitaux importants vont, et ces dernières années, plusieurs fonds d’investissement ont dépensé des milliards pour acquérir des catalogues musicaux d’artistes...
Warner Music et Bain Capital ont par exemple lancé en 2025 une coentreprise pour investir jusqu’à 1,2 milliard de dollars dans des catalogues musicaux !
Cet engouement institutionnel est un indice qui confirme la solidité perçue de ce marché par ceux qui détiennent le capital.
4 façons d'investir dans la musique
L’univers de l’investissement musical s’est fortement démocratisé, à tel point qu'aujourd’hui, il existe plusieurs moyens de placer son argent dans cette industrie, certains accessibles dès quelques centaines d’euros.
Voici les 4 principales options à connaître si vous décidez de vous lancer.
1. Acheter des droits musicaux ou des royalties
C’est la forme la plus directe d’investissement. Vous achetez une part des gains futurs générés par une chanson ou un catalogue, simple.
Chaque fois que le morceau est écouté, diffusé à la radio, ou utilisé dans une publicité, vous percevez une fraction des royalties !
Plusieurs plateformes spécialisées permettent cela :
- ANote Music (Luxembourg) : vous pouvez investir dans des catalogues existants avec une transparence sur les revenus passés.
- Boléro (France) : plateforme innovante qui effectue des émissions obligataires adossées aux revenus de droits musicaux.
- Royalty Exchange (États-Unis) : vous accédez à des enchères de droits musicaux détenus par des artistes ou des labels.
- SongVest : la plateforme propose d’acheter des song shares, c’est-à-dire des fractions de revenus d’un morceau.
⚠️ Inconvénients : faible liquidité (difficile de revendre rapidement), dépendance au succès du catalogue, frais de gestion sur certaines plateformes.
2. Investir via des fonds de catalogues musicaux
Si vous préférez une approche plus "clé en main", certains fonds d’investissement spécialisés gèrent directement des catalogues d’artistes. Parmi les plus connus on peut citer : Primary Wave Music, qui investit dans des catalogues à fort potentiel.
Ces fonds perçoivent les revenus des morceaux et les redistribuent partiellement aux investisseurs sous forme de dividendes.
C’est donc une solution qui fonctionne et très pratique, mais qui reste réservée à des investisseurs plus avertis ou passant via des marchés étrangers.
⚠️ Inconvénients : accès parfois limité, rendement variable, exposition au marché boursier.
3. Acheter des actions de sociétés musicales
La troisième approche consiste à investir directement dans les entreprises qui font vivre la musique ! Vous pouvez acheter des actions cotées de sociétés comme :
- Spotify (plateforme de streaming)
- Warner Music Group ou Universal Music Group (majors)
- Live Nation Entertainment (concerts et événements)
Ici, vous ne touchez pas directement des royalties, mais vous bénéficiez de la croissance du secteur à travers les performances boursières de ces sociétés, donc vous restez largement exposé au marché de la musique.

⚠️ Inconvénients : volatilité boursière, dépendance à la rentabilité des entreprises.
4. Soutenir un artiste indépendant
Enfin, vous pouvez choisir un modèle plus participatif : financer un artiste émergent.
Pour ce faire, des plateformes comme Utopia Music ou Corite permettent aux fans de contribuer à la production d’un single ou d’un album, en échange d’une part des revenus générés par le projet...
C’est une autre manière d’investir votre argent, tout en soutenant au passage la création artistique.
Mais là, attention : le risque est élevé. Si l’artiste ne perce pas, vous ne récupérerez probablement pas votre mise, c'est un investissement qui peut potentiellement être à fonds perdu.
⚠️ Inconvénients : forte incertitude sur la rentabilité.
Les critères à prendre en compte pour investir
Maintenant que vous avez déterminé de quelle manière vous allez investir, il faut à présent savoir quels critères vous allez devoir analyser, pour déterminer si l'artiste, le fonds, les droits ou les actions valent la peine d'être financés, car tous ne répondent pas aux mêmes logiques ni aux mêmes risques.
1. L’historique des revenus
C'est bien évidemment le premier point à analyser : avant d’acheter des droits musicaux, consultez toujours les revenus passés du catalogue qui vous intéresse !
Les revenus générés constituent l'argument le plus solide, en la faveur (ou non) du catalogue... S'ils sont réguliers et constamment en hausse, vous en avez probablement un bon, avec un potentiel intéressant.
Les plateformes sérieuses (comme ANote ou Boléro) fournissent un historique sur 2 à 5 ans : utile pour estimer le rendement futur rapidement.
Gardez en tête que plus la stabilité des revenus est forte, plus le risque est faible !
2. La diversification du catalogue
Un catalogue contenant des centaines de titres et d'artistes offrira logiquement une meilleure mutualisation des risques qu’un seul morceau ou un seul genre musical !
3. La réputation de la plateforme ou du gestionnaire
Choisissez des plateformes réglementées ou reconnues dans le secteur. Pour cela, c'est assez simple, il vous suffit de vérifier :
- leur ancienneté,
- les avis utilisateurs,
- la transparence des rapports financiers (les résultats de l'entreprise).
Fuyez toute société qui ne publie pas clairement la provenance des revenus ni les conditions de distribution. Si une entreprise prétend pouvoir faire fructifier votre capital, il faut à minima qu'elle soit capable de gérer le sien.
Ce sont, à notre avis, les deux plateformes les plus sérieuses pour obtenir des actifs dans le secteur musical.
4. Les droits réels que vous détenez
Certains investissements ne vous donnent pas la propriété complète des droits, mais simplement une part des revenus (sous forme de licence limitée dans le temps).
Ce n'est pas nécessairement un problème mais soyez certains que ce mode de détention vous convient, l'idée est de ne pas être surpris.
Sur ce cas précis c'est un peu fastidieux mais vous feriez bien de lire attentivement les contrats : durée, royalties (redevances), revente possible, frais cachés...
5. La liquidité de votre placement
Les royalties musicales ne sont pas aussi liquides qu’une action ! Pour être revendu rapidement, il faut un marché mature avec un certain nombre d'acheteurs et de vendeurs toujours présents.
Si vous souhaitez pouvoir revendre rapidement, préférez les fonds cotés ou les actions d’entreprises musicales. Les catalogues musicaux, eux, peuvent nécessiter plusieurs mois pour trouver un repreneur.
6. Les frais et commissions
Logiquement, vous devez vérifier tous ces coûts, ils vont réduire votre rendement net s'ils sont trop importants.
Les frais varient mais généralement les plateformes facturent :
- des frais de transaction (2 à 5 %),
- des frais de gestion annuels,
- voire des frais de retrait.
Comparez-les toujours avant d’investir et soustrayez-les à votre rendement brut pour déterminer votre rendement net.
7. Les risques juridiques et fiscaux
Enfin, les droits musicaux peuvent être soumis à des litiges de droits propriété intellectuelle ou à des changements fiscaux selon le pays dans lesquels ils sont enregistrés.
Par exemple, des droits achetés hors Europe vous rapportant un certain revenu, vous pourriez être à la fois imposable dans le pays en question mais aussi en France !
Pour un investissement à l’étranger, informez-vous sur la convention fiscale en vigueur et, si besoin, consultez un fiscaliste, pour éviter la double imposition.
Limites et pièges à éviter
Comme tout placement alternatif ou considéré comme exotique, investir dans la musique comporte une part de risques non négligeable. Derrière l’image séduisante de toucher des revenus grâce à vos morceaux préférés, se cachent quelques écueils.
Surévaluation des catalogues
Le succès du streaming et son adoption continue sur les dernières années a entraîné une flambée des prix des catalogues musicaux, à tel point que certains droits sont désormais achetés à des valorisations très élevées, que l'on pourrait, dans certains cas, qualifier de délirantes.
Outre les investisseurs particuliers, les responsables sont surtout les grands fonds (Hipgnosis, Concord, etc.), qui investissent à coup de millions en espérant une valorisation future bien supérieure.
Le résultat ? Le rendement réel pour les nouveaux investisseurs sera moindre, puisque les valorisations sont déjà bien trop élevées, au-delà de la réalité du marché.
Au-delà de 12 à 15 fois les revenus annuels, la rentabilité devient incertaine.
Le risque de concentration
Nous avons déjà abordé ce sujet précédemment : investir dans un seul artiste ou un seul titre, c’est comme miser sur une seule action.
Si sa popularité explose, banco ! Vous êtes gagnants, mais si le morceau perd en popularité ou si l’artiste disparaît des plateformes, les gains s’effondrent immédiatement.
C'est la raison pour laquelle, il faut diversifier entre plusieurs catalogues, plusieurs genres et périodes pour lisser le risque dans le temps.
Les litiges sur les droits d’auteur
On ne vous l'apprend sans doute pas si vous connaissez le secteur musical : le monde de la musique est juridiquement complexe.
Un même titre peut avoir plusieurs ayants droit (auteurs, compositeurs, producteurs...) et des conflits sur la propriété intellectuelle ou erreurs d’enregistrement peuvent suspendre temporairement le versement des royalties !
Pour se prémunir de ce genre de situations compliquées, vérifiez toujours que les droits proposés sont certifiés et enregistrés auprès d’organismes reconnus (SACEM, BMI, ASCAP…).
Le risque de fraude via le fake streaming
De nombreuses plateformes, si ce n'est toutes, sont confrontées à des fraudes au streaming : c'est-à-dire des écoutes artificielles générées par des bots pour gonfler artificiellement les revenus.
Sur le coup, personne ne s'en rend compte et en tant qu'investisseur vous voyez vos potentiels revenus gonfler, mais in fine, les plateformes arrivent souvent à détecter les fraudes et à corriger les statistiques !
Et lorsque cela arrive, on obtient des corrections brutales.
Difficile, voire impossible d'échapper à ces fraudes mais vous pouvez à minima privilégier les plateformes et catalogues affiliés à des organismes comme la Music Fights Fraud Alliance, qui lutte contre ces pratiques.
L'explosion de la musique générée par IA
C'est le sujet qui agite toute l'industrie depuis deux ans et il concerne directement votre investissement.
Deezer reçoit aujourd'hui environ 90 000 titres entièrement créés par IA chaque jour ! Soit plus de la moitié des nouveaux morceaux déposés lors du pic observé en juin 2026.
Énorme ? Oui... sur le papier.
Sauf que ces morceaux sont très peu écoutés : ils représentent entre 1 et 3 % des streams de la plateforme, et 85 % de ces écoutes sont repérées comme frauduleuses puis démonétisées.
Alors pourquoi s'en inquiéter ?
Parce que les revenus du streaming se partagent en grande partie au prorata des écoutes. Plus il y a de morceaux qui captent des écoutes, légitimes ou non, plus la part de chaque titre dans le gâteau risque de fondre. C'est ce qu'on appelle la dilution.
Pas de panique pour autant : l'industrie réagit. L'IFPI indique que les maisons de disques travaillent activement sur des modèles de licence pour que l'IA devienne aussi une source de revenus pour les artistes. Si ces accords se généralisent, ils pourraient même créer de nouvelles royalties !
Les effets de mode
Dernier point problématique qui frappe le marché de la musique : les effets de mode.
Marché de passion, la musique attire de nouveaux investisseurs, mais aussi beaucoup de spéculateurs qui voient des occasions de profiter de l'émotion que suscite ce marché pour faire miroiter des rendements improbables.
Certains projets surfent sur la vague sans réelle viabilité économique (NFT musicaux, tokens sans revenus réels... Etc.).
Restez pragmatique : un bon placement musical repose sur des revenus mesurables et crédibles, pas sur une promesse marketing.
Exemple d'un investissement dans la musique
Pour bien comprendre ce que peut rapporter un investissement dans le marché musical, prenons un exemple arbitraire, selon un scénario précis. Ça vous aidera à mieux vous projeter sur les gains envisageables !
Le scénario
Vous avez décidé d’investir 1 000 € sur une plateforme comme ANote Music ou Boléro, dans un petit catalogue de 15 titres appartenant à un artiste indépendant.
Ce catalogue a généré environ 1 000 € de royalties sur les 12 derniers mois (selon les données vérifiées par la plateforme).
La plateforme le valorise à 10 000 €, soit 10 fois ses revenus annuels. C'est en dessous du seuil de 12 à 15 fois évoqué plus haut : bon signe !
Vous achetez 10 % du catalogue pour 1 000 €. En échange, vous touchez 10 % des royalties qu'il génère.
Les revenus potentiels
Combien pouvez-vous espérer de cet investissement ?
Sur la base des revenus historiques, la plateforme estime un rendement brut annuel d’environ 10 %, soit 100 € par an.
Mais à cela il faut retirer :
- environ 10 % de frais de plateforme (soit -10 €),
- et prévoir une marge de sécurité si le catalogue perd de sa popularité (un montant difficile à estimer, d'environ quelques points de pourcentage).
L’évolution dans le temps
Est-ce que cet investissement pourrait s'apprécier dans le temps ?
Oui et non ! Comme nous l'avons précisé précédemment, cela dépend du marché, de l'artiste en question... Tout autant de facteurs imprévisibles.
Donc, au fil des ans, plusieurs scénarios sont possibles :
| Scénario | Vos royalties brutes | Après frais (10 %) | Rendement net de frais | Commentaire |
|---|---|---|---|---|
| Optimiste | 120 €/an | 108 €/an | ≈ 10,8 % | Le catalogue gagne en visibilité (série, TikTok, pub) |
| Moyen | 100 €/an | 90 €/an | ≈ 9 % | Les revenus restent stables |
| Défavorable | 50 €/an | 45 €/an | ≈ 4,5 % | Le catalogue perd de l'audience |
En cas de baisse durable, vous pouvez revendre vos shares (parts) sur le marché secondaire de la plateforme (si c'est disponible), mais qui sera forcément à un prix légèrement inférieur à l’achat initial...
À retenir
- Même un petit investissement peut générer des revenus passifs intéressants, à condition d’être patient !
- Les revenus ne sont pas garantis, ils dépendent toujours du succès du catalogue.
- Les frais de la plateforme et la liquidité du placement doivent être anticipés dès le départ (pour éviter les mauvaises surprises).
- La clé reste la diversification : il vaut mieux investir dans plusieurs artistes ou catalogues plutôt qu’un seul.
Plus votre portefeuille de morceaux est varié, plus vos revenus sont stables.
Quelle fiscalité pour les revenus musicaux ?
L'investissement dans la musique est un nouveau type d'investissement, en conséquence, ce n'est pas toujours très clair en ce qui concerne l'imposition.
Le principe : la flat tax
Quand vous achetez des droits musicaux en tant qu'investisseur particulier, les sommes perçues ne sont pas taxées comme les droits d'auteur d'un artiste. Elles sont traitées comme des revenus de votre capital.
Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) atteint 31,4 %, suite à la hausse de 1,4 point de la CSG : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
C'est d'ailleurs ce qu'indique Boléro : sa FAQ précise que pour un résident fiscal français, les revenus tirés des droits musicaux peuvent relever du PFU.
Vous pouvez aussi opter pour le barème progressif, ce choix devient intéressant si vous n'êtes pas imposable ou si vous êtes dans la tranche à 11 %.
Attention quand même : cette option est irrévocable pour l'année et s'applique à l'ensemble de vos revenus du capital.
Et si vous revendez vos parts ?
Vous avez revendu plus cher que votre prix d'achat sur le marché secondaire ? Bonne nouvelle : la plus-value est en principe soumise elle aussi à la flat tax, comme les revenus perçus.
Le cas des plateformes étrangères
ANote Music est basée au Luxembourg, Royalty Exchange et SongVest aux États-Unis.
Avant toute chose, vérifiez si la plateforme vous fournit un imprimé fiscal ou si c'est à vous de tout déclarer.
Renseignez-vous aussi sur l'obligation de déclarer un compte détenu à l'étranger, ce qui sera le cas si vous êtes sur ces plateformes, vous aurez l'obligation, chaque année au moment de la déclaration d'impôts de préciser qu'un compte est ouvert chez cet acteur.
Et pour les revenus de source étrangère, relisez notre point sur les conventions fiscales plus haut !
Reprenons notre exemple
Vous touchez 90 € par an après les frais de la plateforme. Avec le PFU à 31,4 %, environ 28 € partent en impôts et prélèvements sociaux.
Il vous reste donc un peu moins de 62 €, soit un rendement d'environ 6,2 % net de frais et d'impôts sur vos 1 000 €.
Moins séduisant que les 10 % bruts affichés... mais bien plus proche de la réalité !
FAQ
Combien rapporte un investissement dans la musique ?
Tout dépend du catalogue et de la plateforme. Boléro annonce par exemple des rendements potentiels bruts de 8 à 12 %, avec des risques. Une fois les frais et la flat tax déduits, comptez plusieurs points de moins. Et rien n'est garanti.
Dès combien peut-on investir dans la musique ?
Sur Boléro, le ticket d'entrée commence à 100 €. Pour les actions de sociétés musicales, le prix d'une seule action suffit, via n'importe quel courtier.
Peut-on revendre ses parts de royalties ?
Oui, sur certaines plateformes. Boléro propose par exemple un marché secondaire intégré où les investisseurs peuvent s'échanger leurs parts. Mais rien ne garantit de trouver un acheteur rapidement, ni au prix espéré.
Comment sont imposés les revenus de la musique ?
En principe au PFU de 31,4 % depuis 2026, avec la possibilité d'opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu.
Investir dans la musique, est-ce risqué ?
Oui. Perte en capital possible, liquidité limitée, dépendance au succès des morceaux, fraude au streaming, dilution liée à l'IA... C'est un placement de diversification, à garder comme une petite poche de votre patrimoine.
Investir dans la musique, c’est allier passion et stratégie. Grâce aux plateformes comme ANote Music, Boléro ou Royalty Exchange, il est aujourd'hui possible d’accéder à un marché autrefois réservé aux professionnels. Un tel placement alternatif peut générer des revenus réguliers tout en diversifiant votre portefeuille, à condition de rester prudent : bien choisir ses catalogues, comprendre les droits acquis et accepter une liquidité limitée... Si vous aimez la musique autant que la rentabilité, c’est un terrain d’investissement à explorer : mais en rythme, pas en improvisation !
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